C I T É M A R O N

09 octobre 2011

Après les rêves de Cassandre (Papy Yon VS Marc Lévy... quelle prétention !)

Cassandre s’est levée tôt. Là voici qui s'étire, perle rose, fleur dans son jardin. La cafetière ronronne un expresso. Cassandre se lève telle une gitane blonde derrière la légère fumée qui, non loin, s'élève d'une tasse de café... les cheuveux épais, ébouriffés et derrière la grande baie vitrée, la verdure, le soleil, puis un pas dans le jardin. Cassandre est sublime quand elle émerge dans ce tout évanescent de l’air du matin.

Maintenant elle est belle, assise, jambes croisées et le sourire en coin. La tasse est chaude. Quelques pensées futiles se dessinent et s'effacent. Ce sont des restes des rêves échappés comme elle du lit, derniers instants une volupteuse nuit.

Quand les rêves se meuvent hors des draps blancs... quand les pensées sont de cotons, Cassandre caresse l’idée que la journée commence bien et caresse du pied quelques rayons. Ses pieds de princesse et ses jambes d'angeline semblent capter le soleil perçant un feuillage vert qui ne fait que danser.

Le soleil se montre et le café descend. La tasse se marre et papillonne un papillon.
Une grimace de la belle, un bisous-souffle sur trois mèches et puffff : Cassandre se lève.

Elle est debout, dos droit. Demi-tour sur la pointe des pieds. "Okay !". Les bras s’animent d’un vague tempo puisque, un dernier rêve, Cassandre bât des ailes. Pourquoi ? Pour un décollage. Pour s’arracher de cette douceur, pour s'extirper d'un mouvement d'épaule de l'étreinte de l'Eden ! Elle pose sans bruit son pied nu sur le carrelage frais. Encore un pufff et des mèches qui volent. Un temps d’arrêt face à l’intérieur, face à la cuisine et hop : commence une marche soutenue.

Menton relevé, la tête dans un univers à présent plus clair et plus ténu, elle marche et laisse glisser sa trop grande chemise ouverte qui découvre ses épaules puis son corps tout entier maintenant nu.

Mik, le chat, la toise du palier de la salle de bain. Il reste impassible au bruit du robinet mais s'étonne, comme chaque matin, de cette pluie qui fume. L’eau coule sur les cheveux et le corps légèrement cambré de Cassandre. Ce que voit le chat : un corps brouillé derrière la vitre. Un corps qui s’étire. Les coudes qui sont levés. Un profil a rendre jalouse la plus belle reine d'Egypte. Les mains de Cassandre glissent lentement sur les cheveux et laissent le visage couvert des assauts liquides. Milles et une perles d’eau naissent et meurent en fractions sur le visage de Cassandre, sur le cou, sur les seins, le ventre et... et caetera.

Le chat regarde. Il s’interroge sur la beauté des courbes. Puis le corps là-bas tourne doucement puis se cabre.

Le chat penche la tête à chaque légère révérence que fait Cassandre, genou plié et une jambe longue devant. Il est clair que Cassandre est faite pour la danse. Avec tant de grâce, elle essort ainsi ses cheveux : sa tête est baissée. Sa chevelure est lourde et les yeux sont fermés. D’ailleurs la porte en plexigass, embrumée, s'est discrètement ouverte, entrebâillée, laissant goutter et couler l’eau. Un chemin se dessine entre les carreaux, vers le tapis de bain. Cassandre ferme le robinet. Finit les assaults de l'eau et le coton épais pose à présent sur sa peau. Cassandre sort et finit par suivre ce chemin.

Le chat se lèche la patte, témoin de cette jolie prestation, d'une œuvre d’art qu’il aura surement oublié dans dix minutes. Quel gachis ! Cette scène est à jamais perdue.

Cassandre sort de la douche avec sa serviette,
de la salle de bains avec ses crèmes et parfums,
de sa chambre, coiffée, vêtue,
Et enfin, de sa maison, clé à la main.

La grande porte de la maison claque. Dans la foulée, le portillon claque également et, pour finir cette course, c'est au tour d'une autre porte : en voiture ! Trois coups. Décidément : la douceur à laissé place à l'énergie !

Cassandre met le contact. La radio, sur une mélodie, grésille puis s’affolle, s’arrête une demie seconde et emporte sur une foule de notes le moteur qui, maintenant, gronde. Sous les filaos, le carrosse file sur quelques bosses. Le bolide file aux mains de la gosse... file aux mains de Cassandre.

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Papi Yon, le vieil éphémère
qui après avoir lu qques lignes d'un roman de Marc Levy, a bien ri
1ère date de publication : juin 2010
1ères retouches : octobre 2011


Posté par Groupe En Mouv à 11:58 - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires

    Cassandre, c'est un joli prénom Cassandre...
    Le temps de la lecture, j'étais dans le personnage, avec la différence d'avoir un thé chaud au citron dans ma tasse, et de, jambes croisées, contempler le bleu de la méditerranée...

    Posté par Meu, 16 juin 2010 à 11:44
  • oui

    oui.
    Le café descend? pas classe.
    C'est bien

    Posté par mat, 26 juin 2010 à 08:39
  • c'est bien dis donc t'as un véritable talent !

    Posté par guillaume, 09 octobre 2011 à 22:04
  • Merci Guillaume

    Je crois que je vais m'intéresser à grandes phrases pour écrire quelques textes. Je trouve ça sympa.

    Posté par Papi Yon, 10 octobre 2011 à 07:13
  • de la merde

    Comment te dire ? C'est un texte de merde joliment écrit. Si tu écris un livre comme ça, appelle moi pour que je vienne te lancer des tomates. Bravo.

    Posté par Girmo, 10 octobre 2011 à 20:10
  • marc lévy est jaloux

    Une multitude d'images pour des faits simples : une nana se lève, prend un café, passe sous la douche et va au boulot... on le fait tous, tous les jours mais on ne doit pas capter la poésie de la chose ! ^.^ bref, un texte "parodique" à la Marc Lévy, beaucoup de poésie pour peu de substance (il ne se passe pas grand chose, on est d'accord ?)... mais j'avoue que c'est bien écrit

    Posté par Le Letchi, 10 octobre 2011 à 20:46

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